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La réf : EP.22 : Freddy Fauthoux / Sergio Ramos

- 29 avril 2024

Vingt-deuxième épisode de « La Réf », on vous parle de Freddy Fauthoux et Sergio Ramos. Deux personnalités reconnues, légendes de leurs clubs, mais réputés pour avoir un sale caractère.

Si dans le sport de haut niveau, on prône souvent les valeurs de fair-play, il y en a deux qui n’ont pas le parfait visage pour cela. Loin de nous l’idée de juger les êtres humains, ici, nous allons parler du côté « sombre » de nos deux sujets.
Frédéric Fauthoux, légende de l’Élan Béarnais d’un côté, Sergio Ramos, légende du Real Madrid de l’autre. Une gloire du basket français et une du football espagnol et mondial. Deux sportifs de très haut niveau qui ont marqué leur passage que ce soit de façon positive ou négative.

Avant d’être plus incisif, soyons doux. Premièrement, il faut reconnaître qu’ils sont fidèles. Ok, Ramos a joué pour plusieurs clubs, mais il y en a un que l’on retient beaucoup plus que les autres. Seville, c’était pour le révéler et c’est au Real Madrid qu’il a fait sa carrière. Le PSG ? Non, il n’a jamais joué là-bas, c’est un mythe.
16 ans dans le club de la capitale espagnole, plus grande institution de l’histoire du football, c’est un amour incassable.
Freddy Fauthoux, lui, a joué 17 ans à l’Élan Béarnais. Il y a une année de plus. Franchement, on l’accorde ce point commun non ? Plus d’une décennie entière en ayant grandi en tant qu’homme et sportif dans une même ville, c’est un vrai parcours de vie.

Au-delà d’avoir passé leur carrière dans un même endroit, le palmarès est aussi très bien fourni. Fauthoux est 7 fois champion de France, et 3 fois vainqueur de la Coupe de France. Ramos est 5 fois champion d’Espagne, 4 fois vainqueur de la supercoupe d’Espagne et 2 fois vainqueur de la coupe d’Espagne.
10 et 11 trophées majeurs respectivement pour chacun à l’échelle nationale. Encore une fois, la différence de un est présente, mais on parle d’un fort impact sur le terrain de la part des deux hommes.

Autre petit point commun, les deux en tant que joueur ont porté le même numéro sur le maillot : le 4. Quand on pense au numéro 4 dans ces deux clubs, c’est leur nom et leur visage qui revient le plus. S’il y avait un 7 à côté, c’était jackpot pour Tribune 47. Enfin bref…
Ils représentent typiquement le genre de joueur que l’on aimerait avoir dans son équipe. Ceux qu’on aime s’ils sont chez nous, et que l’on déteste s’ils sont nos adversaires. Autrement dit, le camp d’en face ne dira pas toujours du bien de lui, voir jamais.
Notre transition amène justement à ce côté « détestable » que l’on reproche souvent à nos deux sujets.

Récemment, Freddy Fauthoux ne s’est pas fait remarqué de la meilleure des manières. Lors de la finale d’EuroCup perdue face au Paris BasketBall, le coach de la JL Bourg a manqué de classe en conférence de presse.

« Peut-être que les 10 personnes qui ont déjà fait une finale l’année dernière, ça sert aujourd’hui. Je veux parler de Bonn. Enfin Paris. Enfin… comme vous voulez. »

Quand on est entraîneur, ce n’est sans doute pas le type de propos que l’on devrait tenir. Certes, la défaite peut laisser une frustration intérieure, mais ce n’était que la première manche… Ce n’était pas encore fini, mais mentalement il avait déjà perdu.
On se souvient qu’il n’a pas voulu serrer la main de Tuomas Iisalo après la défaite à domicile lors de la seconde manche. Pourquoi une telle réaction ? Pourquoi ne pas vouloir féliciter son adversaire ? Le match est fini, un peu de fair-play…
Ancien Palois, il n’a pas manqué de faire un geste déplacé au public du CSP. Alors oui, le trashtalking fait partie du sport et surtout du basket, et en règle générale, on aime quand la rivalité prend le dessus. On aime quand ça se charrie. Mais un doigt d’honneur… Disons qu’on a vu mieux comme technique.

Le consultant sportif de la JL Bourg, François Lamy, disait même le détester lorsque le tacticien jouait. S’il ne l’aimait pas à cette période, nul doute qu’il n’était pas le seul.

Son camarade espagnol n’est pas non plus le parfait exemple. On se souvient de la finale de Ligue des champions en 2018, lorsque le défenseur a blessé Mohamed Salah sur une faute très dangereuse. Beaucoup l’accusaient à l’époque d’avoir fait exprès de blesser l’attaquant égyptien. Cette saison, l’ailier était dans une forme olympique. Qui sait, sa présence aurait peut-être changé le match.
On peut même ajouter qu’il existe sur YouTube des compilations de bagarre et de fautes rugueuses de SR4. On tient clairement le profil d’un « dirty player ».
On ne parle pas de la série de livres, et pour les moins bilingues d’entre vous, c’est un « joueur méchant ».
Sergio Ramos est aussi celui qui détient le record du plus grand nombre de carton rouge au 21e siècle en club. Son dernier en date ? Le 26 novembre face à la Real Sociedad, son 29e en carrière. Une stat’ terrible…

Si les deux ont grandement apporté à leurs clubs de par leur niveau, leurs coups d’éclats, leurs points, buts et défenses importantes… Ils sont aussi deux hommes dont le sale caractère est leur plus grand défaut. Un trait qui les rend détestables aux yeux de certains. Parfois, leurs faits et gestes ou leurs paroles ne sont pas toujours celles que l’on veut voir dans le sport.
Alors, Freddy Fauthoux ne serait pas le Sergio Ramos du basket français ?

Crédit photo : Jacques Cormarèche / AFP / Franck Fife / Jacques Cormarèche

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