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La réf : EP.10 : Frank Ntilikina / Benjamin Pavard

- 5 février 2024

Dixième épisode de « La réf », un chiffre symbolique. Afin d’honorer ce chiffre spécial, nous avons décidé de partir sur une réf concernant deux joueurs de l’équipe nationale. Un footballeur et un basketteur. Frank Ntilikina et Benjamin Pavard, deux joueurs souvent retenus, et pourtant, dont la place est souvent remise en cause. Alors, t’as la réf ?

Tribune 47 ce n’est pas un média qui parle du basket français et des français en Europe ? Pourquoi ils parlent de Frank Ntilikina ? Tout simplement parce qu’il s’agit aussi d’un joueur de l’Équipe de France. Alors, on se le permet.
Tout d’abord, on parle de deux joueurs à vocation défensive, Benjamin Pavard et Franky. L’un évolue au poste de latéral droit / défenseur central, et l’autre est réputé pour être un meneur de jeu efficace en défense grâce à son envergure de 2m13.
On parle donc de joueurs que l’on peut effectivement comparer tant leur style de jeu est similaire. Ces deux-là sont aussi reconnus pour avoir quelques difficultés en attaque. Bon, ce n’est pas la qualité première que l’on va demander à un défenseur de métier, alors, on ne leur en veut pas. C’est quand même utile de savoir attaquer quand le but du jeu est de mettre la balle au fond d’une cage ou dans un panier. Mais c’est aussi important de savoir défendre, nous sommes d’accord.

Benjamin Pavard

Ce qui nous intéresse surtout concernant nos deux internationaux tricolores, c’est leur place en sélection. Allez, ouvrons le débat. Méritent-ils vraiment d’être sélectionnés en vue de la concurrence et de leurs performances ? S’ils sont appelés, méritent-ils vraiment d’être titulaires ?
Analysons tout cela… Les deux joueurs font souvent l’objet de critiques en Équipe de France car leurs performances ne répondent pas toujours aux attentes. À cause de cela, experts ou fans ont tendance à les comparer à des concurrents. Pour le cas de Pavard, un vidéaste du nom de « Talk my Football » a réalisé une vidéo explicative à ce sujet dans lequel il explique en détail le problème autour de l’ancien Lillois.

En ce qui concerne l’autre frenchie, on n’en a pas trouvé d’autres tout aussi explicatives. Pas de panique, c’est Tonton Laulau qui vous dit ce qu’il en pense.

« À la dernière coupe du monde, on nous a fait croire qu’on manquait de dureté parce qu’il n’y avait pas Ntilikina. Il fait quoi Ntilikina depuis des années en NBA ? Il fait quoi ? »

On connait son franc-parler, alors s’il le dit, on veut bien le croire. 

Généralement, on demande à ce que les joueurs que l’on appelle pour une compétition majeure internationale performent avec leurs clubs. Pavard a parfois été pointé du doigt au Bayern, d’autres non, mais n’a jamais fait l’unanimité en sélection après le mondial 2018. Ntilikina enchaîne les trades en NBA, se blesse et donc joue de moins en moins, mais perd aussi sa place dans la Grande Ligue petit à petit. Quand il est sélectionné, on peut juger que son apport défensif est important, mais ses faiblesses offensives sont parfois coûteuses. Alors que faire ?
Ce qui est drôle, c’est que l’on peut entendre assez souvent qu’ils sont chacun les chouchous de leurs sélectionneurs. À partir du moment où une telle étiquette nous est collé à la peau, il faut se poser des questions.
De plus, quand on voit les joueurs que l’on peut utiliser à leur place, et qui ne sont pas moins bons, a-t-on vraiment besoin d’eux ? Au football, nous avons Jules Koundé d’utilisable au même poste. Jonathan Clauss est lui aussi disponible, et apporte plus de qualité offensive pour un piston.
Au basket, nous avons Andrew Albicy dans le même profil, et avec plus de qualités offensives que Franky. On peut même aller plus loin en estimant qu’il vaut mieux tenter le pari avec Killian Hayes. Le meneur des Detroit Pistons est reconnu pour ses qualités en défense et en création avec la balle en main. Plus jeune que Ntilikina, plus fiable physiquement, et surtout: il joue !

Frank Ntilikina

Deux joueurs talentueux, certes. Mais, il y a un léger soupçon de « chouchouterie » par leur sélectionneur alors qu’on pourrait en utiliser au moins deux autres du même profil, et qui ne feraient probablement pas moins bien. Pas indispensables, mais toujours présents même quand on ne s’y attend pas. Quoi que, à force, on finit par s’y attendre. Alors Frank Ntilikina ne serait pas le Benjamin Pavard du basket ?

Crédit photo : Ann-Dee Lamour / Icon Sport

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